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# Posté le mardi 04 septembre 2007 19:38
Modifié le lundi 11 février 2008 12:44

o1- ROCK STYLE . . .

o1- ROCK STYLE . . .
Rock : Le rock est un genre musical qui mêle le blues noir, et le rythm and blues en premier lieu, avec une culture blanche marquée par la musique country notamment. Le rock devient par la suite une véritable philosophie avec sa cohorte culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire.

Historique :

La naissance (américaine) du rock : Le rock'n'roll est un enfant du blues, le rythme ternaire (division du temps) de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo devenant plus soutenu. Il convient ici de distinguer rhythm and blues et rock'n'roll, même si la tâche apparaît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici Fats Domino qui fait du rock'n'roll dès 1948 sans le savoir. Ike Turner prétend lui aussi avoir interprêté le premier rock Rocket 88 en 1951. L'étiquette rock n' roll a , dans un premier temps, été utilisée pour distinguer le rythm and blues des noirs de celui des blancs et ce pour des raisons liées à la politique raciale de l'époque.Il était inadmissible que des artistes blancs se retrouvent dans les mêmes bacs chez les disquaires que les noirs. Le style particulier du rythm and blues blanc a donc servi de prétexte pour une nouvelle étiquette " rock n roll".

En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission appelée Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock'n'roll à une large audience. C'est ce DJ radio qui trouve son nom au Rock'n'Roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rhythm and blues et qui signifie en argot « faire l'amour ». Alan Freed est le premier DJ blanc à soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son « ennemi numéro 1 » et aura d'ailleurs sa peau en 1959.

Le terme rockabilly désigne la première forme historiquement identifiable de rock'n'roll, il s'agit essentiellement d'un croisement de rhythm and blues et de musique country. Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé The King (« Le Roi du Rock and Roll »), enregistre ce qui est probablement l'un des tout premiers morceaux de rockabilly avec That's Alright Mama et collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley and His Comets qui signent officiellement l'acte de naissance du rock'n'roll pour de nombreux historiens avec le titre Rock Around the Clock (une reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Ce premier tube de l'histoire du « rock » qui figure au générique du film Graine de violence est N°1 des hit-parades aux USA (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et autres Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry tout particulièrement. N'oublions pas Little Richard, qui sur son premier 45 tours, signe quatre des plus grands standards de rock, à savoir : Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy.

Le rock'n'roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock et il est vrai qu'aux États-Unis, le mouvement semble s'essoufler. Les chanteurs sont désormais très consensuels et Elvis est institutionnalisé, cantonné aux ballades. Le rock'n'roll continue cependant de se développer sous des formes plus locales et confidentielles comme la surf music de la côte ouest ou le rock garage au nord.

Vers la fin des années 1950, et le début des années 1960, on entend de plus en plus de titres de rock'n'roll plus "sages", plus "doux" et qui vont engendrer la musique pop : The Everly Brothers - All I Have To Do Is Dream (1958), Johnny Burnette (en)- Dreamin' et You're Sixteen (composée par les Frères Sherman) (1960) Del Shannon (en) - Runaway ((en)) (1961), Brian Hyland (en) - Sealed With A Kiss (1962), Lee Dorsey (en) - Ya ya (1962) , etc.

Le "pur" rock'n'roll/rockabilly tend à disparaître, hormis quelques rares titres comme Roy Orbison - (Oh !) Pretty Woman (1964) et Sam The Sam & The Pharaos - Wooly Bully (1965)...

Emerge alors ce qu'on n'appelle plus rock'n'roll mais tout simplement "rock" : The Kingsmen - Louie Louie (1963), The Kinks - All Day And All Of The Night (1964, Royaume-Uni) , Them - Baby Please Don't Go (1965), Gloria (1965) , Canned Heat - On The Road Again , The Troggs - Wild Thing , Jefferson Airplane - Somebody to love (1967) , etc.

La renaissance (britannique) du rock : La réplique ne vient pas d'Amérique mais du Royaume-Uni. Les premiers émules d'Elvis apparaissent comme Cliff Richard et de petites formations se multiplient pour les imiter. Au passage cependant, le rock'n'roll s'acclimate et les Shadows qui accompagnent Cliff Richards initient l'archétype de la formation rock telle qu'elle sera reprise aussi bien en Europe que de l'autre côté de l'Atlantique : la contrebasse disparaît au profit de la basse électrique, deux guitaristes se répartissent les tâches de la rythmique pour le premier et des chorus pour le second. Les groupes britanniques s'éloignent ainsi rapidement de leur modèle américain pour créer une musique originale que les francophones appellent le « rock anglais ». Les Beatles accentuent le travail sur la mélodie et les harmonies vocales et donnent naissance à la musique pop tandis que le mouvement du british blues boom retourne aux racines blues, privilégiant des rythmes syncopés et des sonorités plus agressives. Les Rolling Stones émergent comme le fer de lance de ce rock britannique. Des branches parallèles se multiplient alors que des groupes tels que les Who et les Kinks développent le mouvement mod, tandis que les Animals ou les Yardbirds créent un blues rock britannique. La richesse de la création britannique est fleurissante et impose définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbables. Le jazz-rock, pour ne citer que lui, naît de cette recherche entamée dès les années 1960.

Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est logiquement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte britannique de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock (blanc) d'autres univers.

Le rock devient contestataire : Si le rock'n'roll a toujours été le fait d'une jeunesse en rupture avec le carcan moral de ses ainés, les textes jusqu'aux années 1960 étaient souvent confinés aux thèmes festifs éventuellement chargés de connotation sexuelles. C'est avec Bob Dylan que les paroles prennent une tournure à la fois plus poétique et plus engagée. Sous l'influence de la poésie classique (en particulier Dylan Thomas auquel il emprunte son prénom) et du mouvement folk (Woodie Guthrie puis Joan Baez), celui-ci devient le chroniqueur de sa génération, abordant sans complaisance des thèmes politiques ou sociaux. Son impact sera décisif des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, les protest songs expriment le désaveu de la guerre froide ou de l'engagement au Vietnam tandis qu'au Royaume-Uni, John Lennon livre des textes plus personnels et recherchés. Le rock devient à la fois un mouvement artistique qui gagne une caution intellectuelle et un courant de contre-culture. Cette tendance connaît son apogée avec les grands festivals de la fin des années 1960 : à Woodstock, à Altamont ou sur l'Île de Wight des centaines de milliers de jeunes se rassemblent pour partager à la fois une passion pour la musique mais également une vision du monde.

Années 1980 : Alors que la branche hard se métallise, radicalisant son discours sous une avalanche de décibels, une accélération effrénée du tempo et une saturation qui repousse les limites de l'audible, le courant majeur s'assagit et se rapproche de plus en plus de la pop. Dire Straits incarne ce rock serein, aux guitares d'orfèvres et aux textes ciselés mais dont la fièvre est retombée. Si quelques uns dont U2 ou REM tentent de raviver une démarche engagée, c'est plutôt aux frontières du rock, comme dans le métissage avec le funk de Michael Jackson ou de Prince que l'exploration musicale se poursuit.

Rock indépendant : En France le milieu des années 80 voit la naissance des structures du rock alternatif avec des groupes comme Mano Negra, Les VRP , Bérurier Noir,Lucrate Milk.. Le tournant des années 1990 est amorcé par la scène bruitiste américaine. Sonic Youth puis les Pixies mêlent un sens aigu de la mélodie issue de la musique pop avec une véritable rage rock'n'roll, la secousse devient sensible quand elle prend la forme du mouvement grunge à Seattle avec Mudhoney, Soundgarden et Nirvana suivis par la suite par Pearl Jam. Parallèlement le rock commence à accepter les apports du hip-hop et les fusions se font enfin entendre, Fishbone (le précurseur), les Living Color, les Beastie Boys, Body Count, Red Hot Chili Peppers et Rage Against the Machine intègrent le phrasé rap et la syncope funk à un rock très musclé.

Au Royaume-Uni si Blur et Oasis semblent se partager le paysage grand public entre pop pour les premiers et rock pour les seconds c'est Radiohead qui constitue véritablement le fer de lance du son britpop.

Culture rock : Le rock n'est plus seulement un mouvement musical depuis le milieu des années 1950. Le film Graine de violence qui présente en générique le fameux Rock Around the Clock de Bill Haley pose d'ailleurs d'emblée les bases sociales du mouvement : la rébellion face à l'ordre établi. Cet esprit de sédition présent dès la naissance du rock au milieu des années 1950 est toujours vivace dans les années 1960 avec le mouvement hippies, puis à la fin des années 1970 avec le mouvement punk. Ce rôle semble avoir été repris depuis une quinzaine d'années par le rap, mais dans les faits, le rock n'a jamais renié ses racines rebelles. La fameuse maxime « Sex and drugs and rock'n'roll » est une autre facette du caractère libre et rebelle du rock (Born to be wild).

Jadis considéré comme un vêtement de travail, le blue jean a été démocratisé par le mouvement rock. La mode, qu'elle soit vestimentaire ou capillaire, par exemple, est clairement influencée par le rock depuis cinq décennies. Le rock n'influence pas seulement la mode, mais plus généralement les arts, du cinéma à la peinture en passant la littérature. L'œuvre d'un Andy Warhol, pour ne citer que lui, s'appuie ainsi clairement sur un socle rock.
# Posté le mardi 04 septembre 2007 19:39
Modifié le samedi 09 février 2008 08:35

o1- HIP HOP STYLE . . .

o1- HIP HOP STYLE . . .
Hip-Hop : Le hip hop est un mouvement culturel et artistique apparu aux ةtats-Unis au début des années 1970 et qui, depuis, s'est diffusé dans le monde entier. Issu des ghettos new-yorkais, il mélange des aspects festifs et revendicatifs.

Les quatre principaux éléments de la culture hip-hop sont le rap, et plus généralement la musique hip-hop, le graffiti, le deejaying, le break dance et les autres danses hip-hop. On ajoute parfois aussi le beatbox, voire le street-language, le street-fashion, le street-knowledge et le street-entrepreneurialism.

Souvent assimilé au rap qui n'est pourtant qu'un de ses aspects, l'histoire du mouvement hip-hop se confond souvent avec celle du courant musical.

Racines : On peut citer les griots, poètes et musiciens ambulants d'Afrique de l'Ouest arrivés comme esclaves en Amérique. La musique hip-hop s'inspire de la soul et du funk avec notamment James Brown et Isaac Hayes. L'influence du dub jamaïcain et des sound systems est également importante avec l'apparition de versions instrumentales de standards reggae sur lesquels viendront parler les hôtes des fêtes, appelés « Maîtres de Cérémonie ». Le blues apporte les dialogues musicaux (call and response) qui influenceront le toasting puis les battles.

éléments de la culture hip hop
La musique hip-hop : La musique hip-hop est basée sur le DJing et le chant rap. La musique est souvent un sample instrumental d'une chanson de soul ou de funk et notamment de leurs breaks, jouée en boucle par un DJ et sur laquelle un MC chante. L'utilisation du sampling (sampler) et des boîtes à rythmes a détaché les instrumentaux hip hop du seul vinyl. Par ailleurs, de plus en plus, le rap prend des teintes musicales issues d'influences très diversifiées.

Le MCing : Le MCing ou rap, est le chant rapide et saccadé de paroles souvent très imagées, riches en assonances et allitérations. Influencé par le Toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip-hop au rap.

Le DJing : Le DJing consiste à passer des disques simultanément, en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch, le cutting, le Baby scratch ou le Crab. Plusieurs Djs sont maintenants des stars tels que DJ Premier, ancien coéquipier de Guru dans leur groupe Gangstarr, et DJ Craze, qui remporte tournoi sur tournoi !

Le Beatboxing : Le Beatboxing est une technique de percussion vocale qui consiste à créer des rythmes en imitant une batterie avec la voix. Inventé, par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour revenir vers la fin des années 1990 . L'un des beatboxer les plus célèbres est sans doute Rahzel, dont la chanson la plus célèbre est "If you mother only knew" où il alliait "the beat and the chorus at the same time", le beat et la voix en même temps!

La danse hip-hop : La danse hip-hop appparaît avec le breakdance, une danse caractérisée par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Les danseurs sont également appelés breakers, b-boys. De nouveaux styles sont apparus comme House dance, new style, Hooba Lumps, Lock.

Le graffiti : Le graffiti hip-hop est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti (également appelé tag) permet au graphiste de marquer son empreinte et de s'approprier son environnement. Généralement réalisé à l'aide de bombes aérosols, sa pratique nécessite adresse et entraînement et constitue une véritable technique artistique.
# Posté le mardi 04 septembre 2007 19:42
Modifié le samedi 09 février 2008 09:45

o1- RAP STYLE . . .

o1- RAP STYLE . . .
Rap : Le rap, parfois interprété comme le rétroacronyme des expressions anglaises rhythm and poetry ou rock against police (dû à une rébellion de jeunes des années 1980 contre la police), est un genre musical appartenant au mouvement culturel hip-hop apparu au début des années 1970 aux ةtats-Unis. Aux premières heures les MC (masters of ceremony, maîtres de cérémonie) servaient juste à supporter les DJ et les parties rappées étaient simplement appelées MC-ing.

Certains rapprochent le rap des chants parlés qui auraient existés en Chine et en Occitanie.

Qu'est-ce que la musique rap?

Structure rythmique : Les rythmes de la musique du rap (ce n'est pas toujours le cas des paroles) sont quasiment toujours des rythmes 4/4. Dans sa base rythmique, le rap « swingue ». S'il ne compte pas un rythme 4/4 carré (comme dans la musique pop, le rock, etc.), le rap se base plutôt sur un sentiment d'anticipation, un peu similaire à l'emphase du swing que l'on retrouve dans le jazz. Comme celle-ci, le rythme rap comprend une subtilité qui fait qu'il est rarement écrit comme il sonne. C'est en quelque sorte un rythme 4/4 basique auquel s'ajoute l'interprétation du musicien. Il est souvent joué comme « en retard », d'une manière détendue. Ce style a été amené de manière prédominante par les musiques soul et funk, lesquelles répétaient tout au long des morceaux leurs rythmes et leurs thèmes musicaux. Dans les années 1960 et 70, James Brown (surnommé le « Père fondateur du Funk » ou le « Parrain de la Soul ») jette les bases sur lesquelles sera fondé le rap : une musique rythmée (ses enregistrements sont encore aujourd'hui une source de samples inépuisable pour les DJ), un style de chant saccadé, parfois parlé ou crié et des textes véhiculant une forte identité et des revendications sociales ou politiques (en particulier Say It Loud, I'm Black And I'm Proud qui devient un véritable hymne de la communauté noire américaine). C'était le parfait tremplin pour pousser les MC à écrire leurs rimes. C'est d'ailleurs toujours ce qui attire le plus dans le rap : l'emphase mise sur les paroles et la prouesse de leurs élocutions. Le rap instrumental est peut-être la rare exception à cette règle. Dans ce sous-genre du rap, les DJ (ou disc jockeys) et les producteurs sont libres d'expérimenter avec la création de morceaux instrumentaux. Tandis qu'ils peuvent prendre des sources sonores comportant des voix, ils sont libres de travailler ou non avec des MC.

Instrumentation & productionL'instrumentation rap découle de la musique disco, funk et R&B, à la fois sur le plan de l'équipement sonore et des albums échantillonnés. Alors que le mixage réalisé par les DJ disco et de clubs avait pour but de produire une musique continuelle avec des transitions discrètes entre les morceaux, celui réalisé par Kool DJ Herc a lui donné naissance à une pratique visant à isoler et à étendre les seuls breaks en les mélangeant entre eux avec deux copies du même morceau. ہ l'origine, les breaks (ou breakbeats) étaient les transitions à l'intérieur d'un morceau, composées surtout de percussions. C'est ce qu'Afrika Bambaataa décrivit comme « la partie du disque qu'attend tout le monde... où ils se laissent aller et font les fous » (Toop, 1991). James Brown, Bob James et Parliament - parmi d'autres - ont longtemps été des sources populaires pour les breaks. Sur cette base rythmique, on pouvait ajouter des parties instrumentales provenant d'autres albums (et beaucoup l'ont fait). L'instrumentation des premiers samples utilisés est la même que celle de la musique funk, disco ou rock : voix, guitare, basse, clavier, batterie et percussions.
Alors que l'originalité de la musique rap provenait principalement des breaks des albums du DJ, l'arrivée de la boîte à rythmes (appelée en anglais beat box ou drum machine) a permis aux musiciens du rap d'intégrer des fragments originaux à leur musique. Les sons de la boîte à rythme étaient joués soit par-dessus la musique produite par le DJ, soit seule. La qualité des séquences rythmiques est progressivement devenue centrale pour les musiciens de rap, car ces rythmes étaient la part la plus dansante de leur musique. En conséquence, les boîtes à rythme ont rapidement été équipées pour produire des kicks (sons de grosse caisse) avec une basse puissante et sinusoïdale en arrière-plan. Cela a permis d'émuler les solos de batterie bien produits de vieux albums de funk, de soul et de rock datant des années 1960 et 70. Les boîtes à rythme avaient de plus un stock limité de sons prédéterminés incluant des cymbales, des grosses caisses, des caisses claires et des toms.

L'introduction des échantillonneurs (ou sampleurs) a changé la manière dont le rap était produit. Un échantillonneur permet d'enregistrer et de stocker numériquement des petits passages sonores provenant de n'importe quel appareil disposant d'une sortie électrique, comme une platine-disque. Les producteurs ont donc pu échantillonner les sons de batterie des albums de leur jeunesse. Plus important encore, ils ont pu sampler des sons de cuivre, de basse, de guitare et de piano à ajouter à leurs rythmes. Et le rap avait finalement son orchestration au grand complet.

Le caractère dur et énergique des sonorités de la musique rap, souvent assez éloignées du son plus organique des autres genres musicaux, constituent un obstacle à la reconnaissance du genre en tant que forme artistique à part entière. Même les groupes de rap ayant un orchestre utilisent souvent les samples et le son dur et énergique des machines pour créer leurs rythmes en studio (lors de concerts, ils les recréent habituellement avec un orchestre). Le rap est l'objet d'une méprise répandue selon laquelle les samples et les boîtes à rythme sont des techniques pour musiciens paresseux ou encore qu'ils ne sont qu'une pâle compensation pour un « véritable » orchestre (cette considération étant d'ailleurs courante pour toute musique faisant usage de ces techniques). Dans les faits, les producteurs de rap sont souvent à la recherche d'un timbre, d'une texture et d'une fréquence précis pour leur sample et leur séquence rythmique. Un batteur jouant en direct le break de Funky Drummer de James Brown ne peut se subtituer à son sample. Toutefois, on peut noter ces dernières années une tendance de retour vers les instruments originaux avec des musiciens et producteurs tels que Timbaland, Outkast, The Roots et The Neptunes.

L'histoire de la musique rap

Les origines et influences : Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se réclame le mouvement hip-hop. Le chant scandé du MC évoque en effet le griot, poete et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invité à chanter lors des célébrations (ex : mariage). De même, le retour à une musique essentiellement basée sur le rythme plus que sur la mélodie ramène aux polyrythmies de percussions africaines.

Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jamaïcaine. Les sound systems jamaïcains ont donc eu un rôle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs américains.

La genèse : Il y a quelques enregistrements qui datent du début des années 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron. Il s'agit à cette époque de déclamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la négritude comme thème de prédilection. C'était un style de musique appelé "spoken word", style venant à la base des prisons américaines, qu'on peut considérer comme un des ancêtres du rap.

Le HipHop, lui, est né en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps étaient faits par des MC (Maitres de Cérémonie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l'ambiance en soirée.

En 1979, le premier tube rap sort en 45 tours, c'est Rapper's Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s'agit que d'une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues New Yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.

En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la révolution annoncée. Il s'agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui était alors composée principalement de danse et de DJ-ing. Il est d'ailleurs curieux que, malgré le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu'on entend sur l'enregistrement, le titre est crédité du nom de Grand Master Flash (le DJ - concepteur sonore). Le rappeur n'avait pas le rôle de premier plan qu'il a aujourd'hui.

Les années 1980 furent celles de l'explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lignée du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d'abord surnommé le « punk noir »), les rappeurs rappaient sur des rythmes synthétiques et brutaux, issus de boîte à rythmes bon marché).

Il s'agit d'une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d'émuler leur créativité, d'autre part en tant que témoignage d'une vie difficile (rap "hardcore").

Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière. Il faut attendre l'émergence d'artistes tels que MC Solaar ou IAM en France pour que le rap sorte enfin de son ghetto et soit reconnu comme un courant musical influent.

L'âge d'or : La fin des années 1980 est désignée comme l'âge d'or du rap. ہ New York, la guerre des crews se termine. Les crews réunissaient des rappeurs (souvent des dizaines) du même quartier, réunis autour d'un producteur charismatique. Le plus célèbre était le Juice Crew de Queensbridge, emmené par le célèbre Marley Marl à qui on attribue l'invention du sampling (échantillons extraits d'autres morceaux puis inclus dans les boucles). Le Juice Crew a fait de nombreux beefs (luttes) avec les lyricists (paroliers) des autres quartiers. On se souvient surtout de KRS-One, du South Bronx, qui a osé défier le Juice Crew par chansons interposées dont le célèbre The Bridge is Over qu'il est venu chanter devant eux dans une salle de Queensbridge.

L'âge d'or, c'est donc l'émergence à New York des duos DJ-MC comme Gangstarr (DJ Premier et Guru), Eric B & Rakim ou Pete Rock & CL Smooth qui continuent l'œuvre de Marley Marl ; et en Californie d'une nouvelle scène Gangsta avec surtout les Niggaz With Attitude (NWA).

NWA se présentait comme un groupe revendicatif et violent, sur certains points politisés à la manière des groupes New-Yorkais comme Public Enemy. Le culte du Gangsta (gangster) naquit avec le tube Straight Outta Compton (voir l'album Straight Outta Compton).

L'évolution du rap de nos jours : Beaucoup diront que le rap est mort, qu'il s'est suicidé en se vendant à la radio ou aux grands groupe de distribution. En effet au début du XXIe siècle, en Europe comme aux ةtats Unis, sa médiatisation l'a détourné des valeurs qu'il revendiquait encore 15 ans plus tôt. Le rap est devenu un courant musical très à la mode et des quantités très importantes d'argent sont en jeu. Des radios spécialisées sont apparues mais privilégient les artistes « grand public » dont la promotion est assurée par les majors et aboutissent donc à une certaine homogénéité au détriment des artistes indépendants.

Un retour au rap hardcore et au rap conscient apparaît, qui vient prendre la suite des grands groupes des années 90 comme IAM, Suprême NTM ou Assassin, qui commencent à ralentir en arrivant au milieu de la décennie suivante : album solo pour IAM, séparation des Suprême NTM, arrêt "définitif" de Kool Shen (NTM). Cette nouvelle génération se nomme Sniper, Rohff, Diam's, Sinik...

Mais d'autres évolutions du rap sont visibles et celles-ci peuvent se chercher dans l'instrumental, ainsi le « hip-hop instrumental » commence à faire parler de lui (que ce soit par le biais de l'américain RJD2, Big Dada ou du japonais Dj Krush) et créent une musique très élaborée qui se base sur la rythmique Hip-Hop, utilise des samples, mais aspire au statut de musique à part entière et non simplement celui d'un amas de samples sur un rythmne servant à poser une voix. En France, on trouve, par exemple, le groupe nantais Hocus Pocus.
# Posté le samedi 09 février 2008 09:18
Modifié le mardi 12 février 2008 08:02

o1- R'n'B STYLE . . .

o1- R'n'B STYLE . . .
R'n'B : Le R'n'B (aussi orthographié RnB, R&B) ou R&B/Hip-Hop (comme le désigne le magazine de référence américain Billboard) est un genre musical apparu au milieu des années 1990, né de la rencontre entre le hip-hop, d'un côté, et le funk et la soul, de l'autre, et version contemporaine du rhythm and blues (les américains parlent aussi de Contemporary R&B).

Histoire : C'est Teddy Riley, l'architecte du new jack swing qui a officiellement annoncé la mort du courant précité en 1994 coïncidant avec la naissance du hip-hop-soul (avec Mary J. Blige, the "Queen of Hip-Hop/Soul" produite à l'époque par Puff Daddy), aussi appelé heavy R&B et aujourd'hui tout simplement R&B ou Contemporary R&B (le terme R&B étant synonyme de musique populaire afro-américaine aux USA) ou Hip-Hop/R&B.

Le RnB est un style musical créé avant tout pour faire danser, même si on y trouve aussi beaucoup de ballades.

Le RnB a été précédé par le New jack swing et encore avant, par l'Urban dans les années 1980, ce dernier terme étant aussi encore utilisé aux Etats-Unis pour désigner ce genre musical.

Le RnB fait partie du mouvement hip-hop, les rappeurs invitaient souvent des chanteuses pour interpréter des refrains dans leurs morceaux, et celles-ci se sont lancées en solo (un bel exemple est celui d'Ashanti), c'est pourquoi il y a plus de chanteuses que de chanteurs dans le rnb. On peut noter que beaucoup de chanteuses sont influencées par le mouvement Girl Power (Beyoncé, etc.). La manière de chanter RnB est directement issue de la soul et du gospel.

Au départ donc, les musiques ressemblaient aux morceaux de rap (mais avec des couplets mélodiques et non plus du rap), puis peu à peu, le rnb a inventé son propre style, et par le suite le rap a utilisé des musiques de style rnb (Ja Rule par exemple). Il est difficile de cataloguer certains artistes rap ou RnB (Black Eyed Peas, Eve, Lauryn Hill).

Succès en France : Rencontrant d'abord un succès auprès des DJ et un public de connaisseurs (Aaliyah : Back And Forth, Brandy : I Wanna Be Down, Zhané : Groove Thang...), les premiers succès RnB arrivent en France dans la première moitié des années 1990 avec notamment Boyz II Men : I'll Make Love To You, Shanice : I Love Your Smile, et même les françaises de Native : Si la vie demande ça, puis de nouveau en 1996 et 1997 (Blackstreet : No Diggity, En Vogue : Don't Let Go (Love), Usher : U Make Me Wanna, Shola Ama : You're the one I love).

Puis les premiers succès commerciaux sont arrivés et le R&B a été de plus en plus diffusé à la radio (En France, la radio Fun Radio appellait cette musique le groove) : Usher: You Make Me Wanna (1997), Brandy & Monica : The Boy Is Mine, Faith Evans : Love Like This, Des'ree : Life en 1998, et en 1999 : Destiny's Child : Bills, Bills, Bills, TLC : No Scrubs, puis des chanteuses « blanches » ont développé un nouveau style pop à base de RnB : Jennifer Lopez : If you had my love, Christina Aguilera : Genie In A Bottle. (NB : Même Britney Spears fera appel plus tard aux producteurs renommés, les Neptunes, sur son I'm A Slave 4 U pour avoir un son plus RnB et casser son image de fille sage. Avec tout ce que cela implique car le RnB rime souvent avec clips sexy. Toute une vague d'artistes pop influencée par le RnB suivra, avec des artistes telles que Pink, Gwen Stefani, Nelly Furtado ou Natasha Bedingfield.)

Le RnB a alors véritablement explosé et les français (où la culture rap était déjà très forte) se sont également lancés dans l'aventure (déjà Tribal Jam avaient chanté de la new jack en français !).

Cette musique touche généralement plus un public adolescent qu'un public adulte.

Les vidéo-clips comportent souvent des chorégraphies hip-hop.
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# Posté le samedi 09 février 2008 09:37
Modifié le samedi 09 février 2008 11:39